Visiter la ville de Majunga
La ville est très étendue mais on peut se repérer facilement grâce au baobab géant et les quelques avenues bien tracées qui partagent la ville en quartiers.
Faire le tour de la ville en pousse pousse.
Certains touristes sont choqués à l’idée de se faire porter par des tireurs de pousse pousse, mais souvenez-vous que c’est un métier.
Si vous boycottez ce mode de transport, les tireurs risqueront de se retrouver au chômage.
Flâner dans la vieille ville
Choisir le matin ou le milieu d’après midi pour éviter le soleil caniculaire.
Appareil photo en main et Chapeau sur la tête, partez à la découverte des vestiges de la présence arabe du XVIIIe, la rue qui longe le quai aux boutres est bordée de vieilles maisons indo-arabes formant la partie la plus ancienne de la ville.
En effet, au temps de la reine Sakalava Ravahiny (1778-1808), seuls les Arabes et les Indiens pouvaient construire des maisons en pierres.
Vous voyagerez dans le temps, à travers des comptoirs arabes datant du XVIIIe, des portes en bois sculptées des maisons d’indiens datant du XIXe et des maisons coloniales avec leurs colonnades et varangues.
Les Marchés
Celui de Mahabibo, un quartier très animé et populaire, sur la route vers l’aéroport
Il regroupe quelques marchés dont le bazary be « grand bazar », marché coloré par les marchandises étalées et le drapé des Femmes.
INFOS PRATIQUES :
Ouvert toute la journée sans interruption du Lundi au Samedi,
Fermeture le Dimanche après midi.
Le Marché couvert pour vous procurer ces fameuses bouteilles décoratives, en verre, contenant de jolis paysages de sable coloré. Un véritable travail de précision.
Le Centre régional de l’artisanat Malgache
Ce centre de collecte et de vente de produits locaux et des hauts plateaux vous offre un choix varié de petits objets de souvenirs.
Les mosquées
La mosquée dite chazouli, à droite de l’avenue de l’hotel de ville.
La mosquée dite Vendredi pour les cérémonies officielles musulmanes pour les évènements nationaux.
Mahabibo abrite la plus vieille mosquée comorienne de Majunga.
Le port aux boutres, pittoresque
Il est formé par une anse, délimitée par une digue, mettant les boutres à quai à l’abri des cyclones.
S’y rendre très tôt dans la matinée ou en fin de journée, juste avant le coucher de soleil, afin d’observer la forte agitation qui anime chaque chargement et déchargement.
Des noix de cocos, farine et oranges sont ainsi déversés sur le quai.
De là, poursuivre votre flânerie le long des quais jusqu’au quai barricaud pour assister au départ du bac pour Katsepy.
Promenade sur le bord de mer
Réhabilité en 2005 avec l’arrivée de Jacques Chirac, le bord de mer est le lieu de promenade des Majunguais et vacanciers en soirée; des marchands ambulants de brochettes et de boissons viennent y atteler leurs stands, jusqu’à une heure avancée de la nuit.
Majunga est une des rares villes de Madagascar à offrir une vraie vie nocturne.
Le musée MOZEA AKIBA
A 7km du centre
Situé dans l’entrée du campus universitaire d’Ambondrona. Le Mozea Akiba est un tout petit musée.
La visite est intéressante car elle pourra vous donner un résumé de l’histoire de la ville à travers des photographies…
Vous y trouverez exposés des fusils, de fabrication artisanale, utilisés par les bandits de grands chemins (DAHALO), des fossiles et des os de dinosaures découverts dans la vallée de la région, des plantes, des articles d’artisanat et des spécimens de richesses géologiques et paléontologiques.
INFOS PRATIQUES
Ouvert du Mardi au Vendredi.
Le matin de 9H à 11H.
L’après midi de 15H à 17H.
Le Week end, ouverture l’après midi seulement.
Entrée payante.
Se faire photographier devant le baobab, plusieurs fois centenaire
Emblème de la ville et véritable attraction.
Ce baobab est impressionnant par sa taille, sa circonférence est de 22,5m pour une hauteur de 10m.
La légende dit que des rois auraient enfoui sous ses racines des trésors…
Pour la petite histoire :
Pendant les premières années de la présence française après le débarquement du corps expéditionnaire de 1895, le vieux baobab a servi de poteau d’exécution pour les condamnés à mort.
Actuellement, il sert de rond point pour la circulation.
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Très jolie photo à faire, en fin de journée avec la lumière du coucher de soleil.
Se promener et observer
Non loin du baobab, s’élève la résidence du chef de province. Réalisée en 1902 durant le commandement de Gallieni par l’architecte des bâtiments administratifs Jully.
Derrière le groupe scolaire Charles Renel, vous découvrirez, enfermé dans un enclos, le cimetière Bohra, le plus vieux cimetière de la ville. Les plus anciennes inscriptions remontent en 1769.
La cathédrale dédiée à Mgr Jean BATIOT, énorme monument en pierres de Belobaka.
Pour la petite histoire :
Les plans de cette cathédrale sont de l'architecte français FONTERME de Tananarive et de Mgr Jean BATIOT, curé de la première paroisse de la ville, sise sur le terrain de l'actuel évêché.
La première pierre fut bénie et posée en présence de quelques Anglais en pleine guerre, le 25 Octobre 1942.
Le 23 novembre 1947, la première messe y fut célébrée par Mgr Jean Batiot.
Le 5 septembre 1948, Mr Jean Wolff, vicaire apostolique de Diego-Suarez, consacra solennellement la cathédrale.
Le 13 Janvier 1953, un violent cyclone décoiffa la toiture en tuiles rouges, les pluies abondantes endommagèrent l'orgue.
Une nouvelle fois, le 13 Janvier 1976, le cyclone Clotilde détruit la toiture de tuiles. Elles ont été remplacées par des tôles galvanisées.
Une nouvelle catastrophe frappa la cathédrale dans la nuit du 11 avril 1984. Le cyclone Kamisy, d'une violence exceptionnelle, enleva le tiers de la toiture, elle a été restaurée depuis…
INFOS PRATIQUES
Située dans l’avenue Jean BATIOT, elle mesure 47,5m sur 22 m avec une nef de 16m sous plafond.
Assister au Moraingy
dans le grand stade, derrière l’Hôtel Caron
Les Samedi ou Dimanche en fin d’après midi « au coucher de soleil » autrement, le soleil tape trop fort.
Sport insolite, équivalent de la lutte, le Moraingy reflète la philosophie des malgaches face aux confrontations, il ne peut y avoir de vainqueur ou de vaincu.
Tâches difficiles pour l’arbitre…
Le spectacle vaut le détour et vous plonge dans l’ambiance locale.

