Musique Malgache
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L’omniprésence de la musique dans la vie des Malgaches
A Madagascar, la musique qui constitue une des composantes essentielles de la culture et de l’expression populaire malgache, est présente en tous lieux et en toutes circonstances. Elle est indissociable des rituels qui ponctuent chaque cycle de la vie à la mort, et est omniprésente, que ce soit à l’occasion des fêtes familiales ou communautaires ou bien lors des cérémonies religieuses et traditionnelles. C’est plutôt en elle et par elle que l’âme des Malgaches s’exprime le mieux.Aussi, à Madagascar, existe-t-il des chants et musiques réservés aux funérailles, ceux joués pendant le culte de possession et ceux destinés  aux cérémonies festives.
Et dans les fêtes de famille, les réunions entre amis, il y a toujours quelqu'un pour prendre la guitare, s'installer au piano et lancer une chanson que tous reprennent en chœur. Et les Malgaches s'y entendent en matière de polyphonies vocales !
Par ailleurs, à Madagascar, un pays de culture orale, la musique joue encore un rôle essentiel dans la transmission du savoir et de la tradition, dans l’élaboration de l’histoire familiale et nationale. La musique prolonge même la vie sociale et culturelle de la communauté.
A l’image de la recherche de l’harmonie sociale
La musique malgache transfigure le temps, l’espace et le silence par ses multiples fonctions et sa diversité. Les Malgaches recherchent moins l’exactitude que l’harmonie. Sa structure musicale est ainsi à l’image du fonctionnement de la société.Ainsi, cette musique est composée de différentes parties dont les mélodies et les rythmes particuliers se développent indépendamment les uns des autres. Tous les efforts sont tournés vers la recherche d’une harmonie respectueuse des spécificités de chaque voix, humaine ou instrumentale, comme de la place de chacun dans l’ordre social.
Chansons d'amour, mélancoliques, humoristiques, le folklore malgache est surtout fait de morales chantées. On raconte l'histoire de ce jeune homme, parti sans tenir compte des conseils de ses parents, qui a mal tourné, puis est revenu penaud. Ou celle de cet ivrogne, de ce coq de village On chante la femme, la beauté de son corps qui bouge. On fait l'éloge d'un ancêtre. Souvent, dans les régions côtières, on chante une prière envers Dieu et les ancêtres, héritage des rituels anciens. La leçon morale est toujours emprunte d'une certaine métaphysique
Des styles Ă foison de musiques et de rythmes
L'art de la polyphonie et la base rythmique de 6/8 sont, à l'image de la langue commune, les deux principales constantes des musiques malgaches. A partir de ce tronc commun se développe une multitude de styles variés, développés au sein de chaque région.Et si certains traits permanents, dont résulte le génie propre de la musique malgache, se retrouvent partout dans l'île, il n'est pas moins vrai que, de population à population, les différences de style soient considérables. Aussi, la musique de Madagascar se présente-t-elle, dans son ensemble, comme une série de variations comprises entre deux systèmes : un style océanien d'une part, un style africain d'autre part, tous deux reliés par une chaîne ininterrompue d'intermédiaires où prédomine diversement l'un ou l'autre.
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Type de musique
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Région
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Ethnie
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Description
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Antsa
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Ouest
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Sakalava
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Chant avec chœur et partie solo dominante
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Beko
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ExtrĂŞme sud
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Antandroy, Mahafaly
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Chant avec chœur et partie solo réduite avec un rythme marqué de véhémence.
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Hira gasy
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Hautes terres centrales
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Vakinankaratra, Merina
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Chanson traditionnelle basée sur la morale, reprenant des proverbes.
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Jijy
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Nord-ouest
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Sakalava du Boina
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Succession de couplets alternés avec de refrain repris en chœur
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Kilalaky
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Sud-ouest
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Sakalava du Menabe, Masikoro
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Chant gai sur le tempo rapide et véhément.
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Rija
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Haut plateau sud
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Betsileo, Bara
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Succession de couplets poétiques remplis de morale
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Saova
ou vakisaova
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Hauts plateaux du centre
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Merina
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Sorte de poèmes chantés en choeur d’hommes polyphonique
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Salegy
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Nord
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Tsimihety, Antakarana
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Chant au rythme lent harmonieux
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Ces musiques sont rythmées par les instruments locaux tels que le Marovany, l’Atranatrana, le Korintsana, l’Amponga, leSodina, le Valiha…Ainsi, dans le sud-ouest de l’île par exemple, les villageois se regroupent et improvisent sur le Marovany ; l’Atranatrana ou le Korintsana. Ce dernier donne le temps et symbolise la vie et le temps qui passe. Sur les Hautes terres, l’Amponga qui est une sorte de tambour, donne la cadence pour les Hira gasy.
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