Corne de zébu

Matière unique et typique de Madagascar, la corne de zébu est magnifique transformée en bijoux et accessoires mais aussi en objets de décoration. Quelques ateliers de fabrication de ces articles originaux peuvent être visités dans la Grande île. Les artisans se feront un plaisir d’y montrer leur savoir-faire qui consiste à donner vie à ce qui était destiné à être enterré. Par un procédé purement traditionnel, la corne de zébu brute se transformera sous vos yeux en couverts, coupelles, animaux décoratifs, boîtes, bijoux (pendentifs, broches, bagues, bracelets,…),... Vous pourrez visiter un petit atelier situé dans la ville d'Antsirabe.

Le procédé reste toujours le même : les artisans brûlent la corne de zébu à l’état brut pour séparer l’os de la matière sur laquelle ils travaillent. Vient ensuite la sculpture, d’abord assez grossière pour avoir approximativement la taille voulue de l’objet fini, et le passage du feu à un récipient rempli d’eau pour tordre la corne à sa guise. L’objet se forme petit à petit, sous les mains expertes de l’artisan qui fait cela d’une rapidité étonnante. Lorsque l’objet est finit, rien de meilleur que les outils à portée de main : ainsi, un bout de verre servira en premier de polissoir pour ôter la partie brûlée de la corne avant d’utiliser (enfin) une machine électrique qui donnera au final des courbes plus douces à l’objet. La finition se fait avec un papier de verre fin et de l’eau, ce qui fera apparaître la couleur naturelle de la corne. Le lustrage se fait grâce à de la cendre de bois. Les objets peuvent également être teintés avec de la teinte naturelle  fournie par les plantes.

 

Pierre (lapidairerie….)

Le sous-sol de Madagascar, extrêmement riche, regorge de magnifiques pierres précieuses et semi-précieuses de qualité excellente. Ainsi, bijoux, artisanat d’art et même habillement se voient être ornés de pierres, pour le plus grand plaisir des yeux. Vous pourrez également trouver toutes sortes de pierres taillées en forme d’œuf ou encore assemblées en grappe de raisin qui constituent de parfaits objets décoratifs. Agate, amazonite, citrine, cornaline, grenat, jaspe orbiculaire, divers quartz, tourmaline, septariat, topaze, quartz divers,et tant d'autres gemmes… Tous ces petits trésors, ajoutées aux trois pierres précieuses sur les quatre existantes, se trouvent sur la Grande Ile. Le rubis d’un rouge envoûtant, l’émeraude plus vert que la nature ainsi le saphir d’un bleu toujours profond éblouissent les yeux y compris ceux des habitués. Leur beauté incomparable se retrouve d’ailleurs parfois à l’extérieur du pays, car il fut un temps où l’exportation n’était pas régie strictement. Les artisans lapidaires sont experts dans l’art de tailler ces pierres si fines. C’est un travail d’une grande délicatesse et d’une précision infaillible. Selon la pierre, le sculpteur choisit sa façon de la tailler. Si cette dernière est plutôt translucide comme l’agate ou le quartz, il est mieux de la tailler en facette pour profiter pleinement de sa transparence et la mettre parfaitement en valeur. Le taillage en forme de cabochon en revanche, sera choisit pour les pierres plus opaques comme l’amazonite, ce qui permettra  ainsi de faire ressortir leur belle couleur. On classe également parmi les pierres, les fameuses ammonites, ces fossiles datant parfois de plus de 250 ans, qui se font de plus en plus rares et dont la beauté, ajoutée à leur histoire nous fascinent…

 

Raphia et autres fibres végétales (Vannerie)

Ces dernières sont utilisées pour la fabrication des articles de vannerie. Madagascar est une île extrêmement riche... on y trouve des dizaines de sortes de plantes pouvant nous fournir des fibres exploitables dans la fabrication d’articles en rabane, de paniers, de sacs, de nattes, de chapeaux, de sets de tables, de boîtes et d’étuis de toutes tailles,  etc…

Les plantes principalement utilisées sont le raphia et le sisal  mais les habitants de l’île ont également réussi à exploiter les feuilles, l’écorce ou les palmes du Ravinala (arbre du voyageur), du célèbre Baobab et d’autres arbres, le bambou, le roseau, le jonc, l’agave, la paille de riz,…

Ainsi, la matière première utilisée peut varier d’une région à une autre, selon les ressources qui y sont fournies par la terre. Néanmoins,  le procédé pour rendre la matière souple et permettre ainsi de la travailler est toujours le même : après avoir coupé la plante, on sèche ses fibres de manière naturelle, au soleil. Vient alors l’assouplissement proprement dit : on manie la fibre et, avec de la technique, on réussit à obtenir une matière parfaitement malléable avec laquelle on pourra tisser de très beaux articles. Pour certaines plantes, on peut également opter pour une cuisson sous la cendre. C’est une pratique traditionnelle encore très pratiquée de nos jours. La dernière étape de la préparation consiste à séparer la fibre en fines lamelles à l’aide d’un petit outil spécial. On obtient ainsi la matière prête à être tissée. Cette dernière étant encore de couleur naturelle, on peut la teindre de la couleur de nos envies. Il suffit pour cela de faire appel, une fois de plus à Dame Nature. En effet, la teinture est 100% naturelle, à base de feuilles d’arbres pilées. Après trempage dans un mélange d’eau et de colorant et séchage au soleil, les lanières colorées sont fins prêtes à être transformées en objets décoratifs et articles divers. Les femmes vont alors pouvoir procéder au tissage ou tressage par lequel on obtient les articles magnifiques que l'on trouve sur le marché.

 

Bois noble

Ce ne sont sûrement pas les arbres qui manquent à Madagascar de part sa caractéristique d'île tropicale !

Et le bois précieux ne fait pas l’exception ; palissandre, bois d’ébène, bois de rose sont les plus connus d’entre eux. Il existe en tout, plus d’une vingtaine de variétés de bois précieux dans tout l’île.

Les sculpteurs et les charpentiers, de leur doigts agiles et puissants à la fois, réussissent à confectionner de superbes articles sculptés, des objets décoratifs, des boîtes, des meubles de toutes sortes et de toutes tailles,…  mais aussi des objets d’art comme ces magnifiques tableaux en marqueterie, dont le travail minutieux est à couper le souffle. Les artisans ne manquent pas d’imagination et nous offrent des chefs-d’œuvre qui méritent vraiment le détour. Il est vraiment surprenant de voir comment ces hommes et ces femmes utilisent des outils basiques pour travailler le fameux bois : une scie à chevalet, un marteau simple et des outils loin d’être sophistiqués leur suffisent à faire naître des beaux meubles. Le bois noble peut être teint surtout dans la fabrication des tableaux de marqueterie. Cependant, la coloration n’est jamais chimique, il s’agit de tremper les feuilles de bois dans les rizières. Le pigment naturel du bois sera alors très varié, pas besoin de colorant artificiel. Pas besoin de colorant néanmoins pour les sculptures. Le bois noble dans son état naturel est idéal pour des statuettes et masques ethniques.

 

Papier Antaimoro

Comme souvenir, il faut absolument ramener de ce magnifique papier original et unique en son genre. Le papier « Antaimoro » au travail minutieux est un plaisir pour les yeux, surtout quand ces dames y incruste des fleurs naturelles pour faire une belle carte ou du beau papier à lettres. Certains artisans fabriquent même des abat-jour dans la matière, et il se fait aussi des boîtes et d’autres objets décoratifs. L’écorce d’un arbre appelé « Havotra » sert de matière première.  Le procédé de fabrication traditionnel pour obtenir du papier grâce à l’écorce est le suivant : on fait bouillir cette dernière à grand feu puis on la pile. Ceci fait, on obtient une sorte de pâte. On lisse alors la pâte à l’aide d’un cadre où elle sera étirée et séchée au soleil non sans y avoir déposé au préalable, des fleurs et pétales à la main.

 

Tissus et broderies

Les femmes malgaches, aux doigts de fées, réalisent de splendides chef-d’œuvres sur tissu. Les broderies sont très présentes dans l’artisanat malgache. Les professionnelles de l’aiguille peuvent confectionner des merveilles en peu de temps, pour cela, une aiguille, du fil aux couleurs de l’arc-en-ciel et n’importe quel support textile suffisent à être ajoutés à leur savoir-faire. La broderie malgache occupe une grande place dans le textile de la grande île et les brodeuses ne manquent pas d’imagination pour faire apparaître sur le tissu toutes sortes de motifs : les motifs floraux font l’objet d’un travail très fin et minutieux,  les animaux prennent vie, et n’oublions pas les scènes de vie, souvent représentées. Richelieu, peinture à l’aiguille et broderie anglaise égayent le linge de maison, les vêtements, ainsi que tout le linge de table (nappes, napperons, sets de tables,…).

Le lin, le coton, le raphia et la soie sont les textiles les plus utilisés. Le travail de maître des brodeuses est époustouflant ; ces dernières ont pour habitude de fournir un travail irréprochable et  la majorité de la production en broderie est destinée à l’exportation : ceci expliquant cela !

 

 

Faïence et céramique

L’île de Madagascar offre  une belle terre rouge qui lui a d’ailleurs valu son surnom d’ « île rouge ». Cette terre, dans son état naturel déjà si belle peut être utilisée ainsi; et pour un meilleur résultat, elle sera triée, tamisée, broyée, humidifiée et malaxée, afin de ainsi réaliser ces magnifiques objets décoratifs et utilitaires que nous retrouvons sur le marché. Pots de fleurs, photophores, vases, articles de décoration sortant tout droit de l’imagination des artisans potiers… tous ces articles au travail si fin sont présents en toutes  tailles sur le marché de Grande Ile.