Les lacs, les cours d'eau et les Lavaka
Les cours d’eau
- Fleuves dans la Baie de Baly
- Cours d’eau dans Parc national d’Ankarafantsika
- Fleuve de Manambolo – Gorge de Manambolo (Réserve naturelle intégrale des Tsingy de Bemaraha : la descente de Manambolo devient de plus enplus prisée et le cours d’eau permet de s’approcher les Tsingy de Bemaraha
- Fleuve de Tsiribihina : C’est une descentede 145 km en partant de Miandrivazo jusqu’à Belo sur Tsiribihina qui offre lavisite des villages de la région au rythme lent des chalands et des pirogues(descente du fleuve en 4 à 5 jours pour les pirogues non-motorisées)
- Canal des Pangalanes
- Les fleuves Mananara et Anove, les rivièresSandrakatsy et Fotsialanana dans le parc national de Mananara Nord
Les Lacs
Montagne d'Ambre
Le parc national de la Montagne d’Ambre abrite cinq lacs de cratère dont le lac Mahasarika qui alimente en eau la ville de Diègo Suarez et qui sert en même temps de refuge à denombreux oiseaux tel le Cormoran, le Martin Pêcheur, le Héron.
Parc national Ankarafantsika
Lacs dans le parc national d’Ankarafantsika dont le lac Ravelobe avec ses terrifiants crocodiles, un lac sacré permettant d'observer une variété d'oiseaux d'eau douce tel que le rare aiglepêcheur Ankoay et des crocodiles du Nil et l’existence d'un " doany" ou un lieu d'un rite sacré appelé" Joro " pour les Sakalava, qui a lieu une fois par an, généralementau mois de juillet et au cour duquel on exhausse la bénédiction des ancêtres.
Baie de Baly
Les lacs permanents de la Baie de Baly : Lac Vert, Lac rouge, Lac Rianasoa, … qui sont des lacs tectoniques et volcaniques
Kirindy Mite
Lacs dans Parc national de Kirindy Mite: Lac Sirave et Lac Ambondro
Tsimanampetsotsa
Lac dans parc national de Tsimanampetsotsa: lac d'eau saumâtre, peu profond et saturé de sulfate de chaux qui lui donne une couleur laiteuse. Situé dans la région sub-aride de Madagascar.
Tsingy de Bemaraha
Lacs dans Réserve naturelle intégrale des Tsingy de Bemaraha : Lac Bemamba, Lac Manambolomaty
Kinkony
Lac Kinkony : C’est une réserve naturelle semi-protégée qui se trouve à plus de 20 km au sud-ouest dela ville de Mitsinjo. La réserve abrite sur 15 000 ha des prophitèques de verreaux, des makis à front rouge, des oiseaux aquatiques ou de proie et quelques variétés migrateurs. C’est un site magnifique et situé à une altitude de 8 mètres.
Alaotra
Lac Alaotra : Fréquenté par des dizaines d’espèces d’oiseaux aquatiques, ce lac est la plus étendue d’eau de Madagascar avec une superficie de 20 000 ha se trouvant dans la région de l’Alaotra Mangoro, première productrice de riz, en suivant la Rn2 à partir de la capitale et en prenant la Rn44 au niveau de Moramanga.
C’est également une réserve de protection des lémuriens. Une randonnée 5 à 6 jours est possible à partir du village d’Imerimandroso pour relier Anjahambe, à 48 km de la côte est, au niveau de Mahambo, et on appelle cette itinéraire « La route des contrebandiers » ! Le lac Alaotra est peu profond et transformé à usage agricole depuis le début du XXe siècle.
Itasy
Le lac Itasy situé sur les hautes terres à 1 220 m d'altitude et d'une surfacede 3 500 ha est assez profond ; ses eaux sont froides et relativement propres.
Ihotry
Le lac Ihotry est un lac salé de Madagascar et peut atteindre une surface de près de 10 000 ha mais seréduire à moins de 1 000 ha pendant les années les plus sèches. Par conséquent, ce lac n'a de véritables berges que sur la rive ouest et une bordure très imprécise et il est situé dans la province de Tuléar, à 100 Km au Nord deTuléar et à 40 Km au Sud de Morombe.
Entre Maintirano et Antsalova
Sur la côte occidentale, une grande zone de lacs et de marais constitue l'undes sites les plus importants pour les oiseaux d'eau de Madagascar. Il s'agit en particulier des lacs Manambolomaty , Befotaka, Soamalipo, Ankerika quiconstituent des lacs de première importance pour le Pygargue de Madagascar.
Le Parc national marin
Superficie de 1 000 ha dans le parc national de Mananara Nord : comprenant des îlots et récifs de Nosy Antafana
Trois parcs marins dans le parc national de Masoala (dont la réserve marine de Tampolo et la réserve marine de Tanjona) couvrant au total 10 000 ha qui protègent des récifs coralliens, des herbiers,et des mangroves.
Les lavaka
Les Lavaka , signifiant en malgache « grand trou », sont ces plaies ouvertes de Madagascar. Sur les Hautes-Terres de l'île, on peut découvrir un paysage incroyable : les « lavaka ». Avec la disparition de la forêt et le surpâturage, le sol n'est plus protégé, la pluie ruisselle et emporte la terre. Résultat : des trous gigantesques dans le sol.
L’exemple des Lavaka du Lac Alaotra : Cette région du Lac Alaotra, qui s'intègre à la bordure nord-orientale des Hautes Terres de Madagascar, est le siège d'une érosion intense dite en lavaka.
Le processus de "lavakisation", qui génère des faciès érosifs spectaculaires sur les altérites issues de roches quartzeuses, bouleverse profondément les paysages et donne lieu à une redistribution des matériaux depuis les bassins versants vers la cuvette lacustre, théatre d'une importante activité rizicole. Le Lac Alaotra constitue un ensemble"morphopédo-climatique" naturellement prédisposant à I'érosion en lavaka : fragilité des couvertures forestières et agressivité du climat, aptitude au cisaillement des horizons superficiels, présence d'altérites sableuses déstabilisées par l'affaissement du niveau des nappes phréatiques.
La part del'homme et, surtout, le poids relatif de son intervention dans l'ensemble du processus de lavakisation à Madagascar font l'objet de nombreuses controverses.
Néanmoins, au Lac Alaotra, l'homme a indéniablement participé à l'initiation et à l'activation des lavaka en adoptant successivement des modes de mise en valeur du milieu agressifs et miniers :
- économie de rente forestière(agriculture sur défriche forestière) jusqu'à disparition quasi-complète de la forêt ;
- économie de rente fourragère (élevage extensif du dix-septième siècle jusqu'à il y a une vingtaine d'années) s'accompagnant d'une très forte dégradation des couvertures herbeuses succédant à la forêt d'origine ;
- économie de rente ripicole (défriche des marais soumis à une riziculture ne prévoyant aucune restitution de la fertilité), qui a entraîné depuis 40 ans un assèchement des altérites par la descente générale des nappes phréatiques et n'est sans doute pas étrangère au fait que c'est précisément au Lac Alaotra (grenier à riz de Madagascar) que l'on observe les plus grands lavaka.
La destruction des couvertures végétales et la perturbation des flux hydriques ainsi provoquée revêtent une importance essentielle dans la genèse des lavaka. Le processus de lavakisation s'est précipité plus encore lorsqu'ont pu s'adjoindre des cisaillements d'origine anthropique : fossés d'évacuation des eaux, pistes, chemins empruntés par les troupeaux, carrières.
D'autre part, la plupart des formations de phragmites situées en amont des gouttières d'alluvionnement des lavaka ont été défrichées pour laisser la place à des cultures pluviales (manioc essentiellement). Cette transformation des paysages agraires semblerait dater d'une quarantaine d'années, période à partir de laquelle le Lac Alaotra a connu le plus fort taux d'accroissement démographiquede Madagascar. Les filtres végétaux qui participaient au tri granulométrique ont aujourd'hui presque tous disparu. II est donc probable que les ensablements seressentent aujourd'hui plus en aval qu'autrefois.
