La faune
L’île isolée d’à peu près deux fois la taille de l’Arizona, a une des plus grandes biodiversités au monde.
Des quelque 200 000 espèces trouvées à Madagascar, à peu près 150 000 sont endémiques, ce qui veut dire qu’elles existent seulement là . Plus de 50 types de lémuriens,  99 % des espèces de grenouilles et 36 genres d’oiseaux sont uniques sur l’île. Madagascar abrite 100 % des lémuriens de la planète, la moitié des espèces de caméléons, 6 % des grenouilles, et aucun crapaud. Quelques-unes des espèces trouvées à Madagascar se rapprochent plus des espèces trouvées dans le Pacifique Sud et l’Amérique du Sud que de celles d’Afrique.
Invertébrés
Mais commençons cet inventaire fascinant par les invertébrés dont le nombre d’espèces est de l’ordre de 100 000. Une de ces espèces endémiques est un coléoptère, dont le nom vulgaire est le coléoptère girafe.
Papillons
Pour les lépidoptères, on a observé plus de trois mille espèces de papillons, pour la plupart endémiques, notamment dans les forêts humides de l'Est. Certains sont particulièrement appréciés des collectionneurs, tels que le Comète de Madagascar (Argema mittrei) ou l'Urania (Urania ripheus).
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Grenouilles
Il existe un certain nombre d'espèces de grenouilles endémiques, dont la minuscule Mantella auranthium, de couleur orange.
99 % des amphibiens ou grenouilles de Madagascar sont endémiques et présentent, mise à part leur surprenante beauté, un intérêt pour les biologistes passionnés d’herpétofaune.
99 % des amphibiens ou grenouilles de Madagascar sont endémiques et présentent, mise à part leur surprenante beauté, un intérêt pour les biologistes passionnés d’herpétofaune.146 espèces différentes de grenouilles ont été dénombrées dans la Grande Ile contre 11 seulement en Europe. Leurs colorations sont étonnamment vives et leurs morphologies surprenantes.
La réserve d’ Andasibe est célèbre pour la grande diversité de ses grenouilles. Qu’elles soient diurnes ou nocturnes, toutes recherchent les habitats humides et pullulent à proximité des ruisseaux, rivières, mares et lacs de Madagascar, biotopes de prédilection. Minuscules petits animaux sympathiques et inoffensifs, dont la taille ne dépasse que rarement les 4 ou 5 centimètres, elles empliront les soirées de leurs coassements stridents.
Du fait de la déforestation et de leur prélèvement incontrôlé, la plupart d’entre elles sont aujourd’hui devenues rares sont menacées d’extinction.
Reptiles
Il existe plus de 300 espèces de reptiles. Un grand nombre d'espèces de tortues existent à Madagascar. Parmi elles, la tortue Pixis, qui aime sortir en temps de pluie.Plusieurs espèces de serpents sont abritées par l’île continent, dont le Boa malgache aux reflets bleus.
Et un grand nombre de caméléons sont hébergés par Madagascar dont des endémiques comme le caméléon panthère, Furcifer pardalis, qui témoigne d'un exceptionnel dimorphisme de couleur, le mâle vert avec des taches rouges et jaunes, la femelle orange mouchetée de noir. Une autre espèce de caméléon endémique à Madagascar, appartenant aussi au genre Furcifer, est Furcifer minor, qui témoigne lui aussi d'une superbe association de couleurs. Les caméléons du genre Brookesia sont des animaux difficiles à observer car ils ont des capacités à se fondre dans leur environnement étonnantes. Ce sont des animaux principalement terrestres alors que les autres caméléons sont plutôt arboricoles.
Ces petits caméléons (la plus grosse espèce Brookesia perarmata ne dépasse pas 11 cm queue comprise, la plus petite Brookesia minima mesure 3 cm) à queue courte ont des livrées tachées de brun et de gris avec parfois des excroissances osseuse ou de peaux qui masquent leur forme. Pour peu qu'ils restent immobiles le mimétisme avec le support, branches, feuilles mortes au sol ou mousses sur les troncs est quasi parfait. Brookesia superciliaris est une espèce qui vit au sol dans les forêts pluviales et se confond avec les feuilles mortes. Brookesia stumpffi une espèce largement répandue passe beaucoup de son temps allongé le long d'une branche et sa peau se confond a
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vec l'écorce.Territoriaux et solitaires, ces caméléons montrent un fort taux d’endémisme et les espèces ont parfois des aires de répartition très limitées. Le caméléon est un animal ovipare et on compte deux à soixante œufs par couvée. Le maternage se réduit à sa plus simple expression. La femelle creuse un trou dans un terreau humide aux abords de feuillages et d'arbustes et y dépose ses œufs. Son devoir accompli, elle s'en désintéresse aussitôt. La durée d'incubation est très variable selon les espèces et dès l'éclosion des œufs, les bébés caméléons doivent être capables de se débrouiller seuls. Ils s'éloignent les uns des autres, ce qui permet une dispersion rapide sur un territoire relativement étendu.
D'humeur plutôt vagabonde, ils apprennent vite à chasser les insectes. Au début, la coloration des petits est très faiblement marquée. Leurs mouvements sont beaucoup plus vifs et ils n'observent pas la moindre prudence, ce qui les rend très vulnérables. Puis, ils s'assagissent et deviennent comme leurs aînés en adoptant une attitude plus sédentaire. Avec son allure de petit dragon, le caméléon semble tout droit sorti de la préhistoire. Comme beaucoup d'autres reptiles inoffensifs, le caméléon est souvent victime de superstitions populaires. A Madagascar, il est considéré par certains comme un animal maléfique. Le caméléon fait également partie de ces reptiles que l'amateur de terrarium aime voir dans son salon.
Le trafic de caméléons et la destruction de son habitat sont les deux principales causes de la disparition de nombreuses espèces.
Oiseaux
Pour les oiseaux, l'avifaune de Madagascar comprend 293 espèces dont 107 endémiques (y compris plusieurs nicheurs) et des familles complètes telles celle des Vangidae, actuellement incluse dans les Corvidae.Prenons l’exemple de l’ « Akohonala » ou Lophotibis cristata. Les mâles et femelles sont de forme identique. Souvent, ils sortent en deux ou en groupe. Cette espèce est en voie de disparition à cause de la chasse entre autres. La femelle pond entre les mois de septembre et janvier. Pour le « fihiaka » ou plybroides radiatus, les mâles et femelles de forme identique, l’oiseau se classe au 2è rang par la taille après les Ankoay.
On peut le voir solitaire ou en couple et parfois, il reste longtemps dans la savane. La femelle pond 2 œufs de couleur blanchâtre entre le mois de juillet et le mois de septembre.
Mammifères
Pour les mammifères, la mammalofaune malgache est caractérisée par l'absence des grandes espèces africaines appartenant aux groupes mammaliens modernes aux affinités éthiopiennes (éléphants, girafes, rhinocéros, zèbres, cervidés, bovidés et félidés). De même, les groupes primitifs, tels les monotrèmes et les marsupiaux, sont également absents.
Il est généralement admis que les mammifères malgaches se sont différenciés à partir d'espèces africaines et diversifiés en occupant les niches écologiques vacantes. Cette théorie est particulièrement bien adaptée aux insectivores tenrecoïdes qui sont très variés tant en termes d'habitats que de comportements. Une sous-famille (Tenrecinae) a évolué vers des formes proches des hérissons tandis que l'autre (Oryzorictinae) comprend des espèces aquatiques (Limnogale), fouisseuses (Oryzorictes) et d'autres encore aux moeurs voisines des musaraignes (Microgale et Geogale).
Lémuriens
Mais on ne peut parler de la faune malgache sans évoquer les 50 types de lémuriens dont les cinq familles n’existent que sur l’île et font quasiment figure d’emblème de Madagascar.
Madagascar est surtout réputé par l’existence de ses lémuriens. Les lémuriens symbolisent et représentent Madagascar et les Malgaches si on juge par les articles touristiques qui se vendent partout comme le tee shirt, les tableaux, les marqueteries, les sites internet ….Ce sont des primates endémiques qui n’ont survécu qu’à Madagascar. Ceci est peut être grâce aux forêts primaires isolés, riches et sécurisants qui ont permit leur reproduction.
En voie de disparition à cause de la déforestation et la chasse, ils sont bien protégés dans les aires protégées conçus pour le gouvernement tel les parcs nationaux et les réserves naturelles qu’on peut très bien visiter moyennant un frais d’entrée et accompagnant par des guides locaux. On cite cinq grandes familles :
- Les cheirogaléides sont composés de cheirogale, du plus petit lémurien à fourche et de microcèbe, le plus petit des lémuriens avec ses 30grammes. Le microcèbe est de couleur grise et rousse aux grands yeux rouges à la lueur de la torche. C’est une espèce nocturne, très discrète et se nourrit surtout de fruits exotiques comme la noix de coco, goyaves, bananes. Il abrite dans les trous d’arbres ou dans des nids et en hiver, il est en léthargie après avoir accumulé des réserves de graisses.
- Les megaladapides sont composés de lépilemurs qui sont plus homogènes et purement nocturnes. Les lemurides sont composés de hapalemurs, les lémurs Catta, Brun, Macaco, Couronné, Ventre rouge, Mongoz, Vari. Le lémur Catta ou Maki de son nom malgache est le plus populaire des lémuriens. Peu farouche, coquet, semi terrestre, il aime se donner en spectacle et se laisse facilement prendre en photo. Il saute sans crainte sur les épaules pour réclamer une banane. Vivant surtout dans les forêts sèches du Sud, il apprécie fruits, fleurs et feuilles. En général, ils vivent en groupe d’environ 30 individus et comme les eulémurs, ils portent leurs petits aggripés. L’ hapalemur est localisé à Ranomafana. Lémurien crépusculaire et nocturne, il vit surtout en petit groupe dans les bambous et se nourrit surtout de pousse et de feuilles de bambous. Le lémur Vari « variegata » habite dans la forêt pluviale. Se nourrissant de fruits et fleurs, il participe beaucoup dans la pollinisation de différentes espèces végétales dans la forêt.
- Les indriides sont composés de propithèques ( De Verreuax. A Diadème. De Tattersale) Le propitheque de verreaux coquereli « sifaka » est diurne et semi terrestre. On peut l’admirer dans sa posture acrobatique.
L’Indri Indri est le plus grand lémurien sur ses 70cm. Reconnaissable avec son petit moignon en guise de queue, on le trouve surtout dans les forêts de l’Est. Il se distingue par son cri puissant matinal qu’on peut entendre jusqu’ à 3km à la ronde Ce cri distinct qui peut expliquer trois faits : un avertissement d’un danger (carnivore aux environs…), un cri territorial puissant pour signifier à tous les habitants de la forêt qu’il existe et se trouve aux environs et un cri langoureux en période d’amour.- Les daubentonides sont composés d’ Aye Aye. Le plus mystérieux des lémuriens : il a une longue incisive, un visage de chauve souris, de larges oreilles très sensibles. A part cette ouïe très fine qui détecte rapidement les bruits, il possède un troisième doigt long, mobile avec un ongle recourbé (surdimensionné même) qui peut provoquer de grands dégâts aux arbres quand il est à la recherche de sa nourriture préférée que sont les insectes.
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