Itinéraires à partir de Sambava
Un saut à Antalaha
Petit port, mais capitale «mondiale» de la vanille, Antalaha est une petite ville qui se trouve au sud de Sambava, à 89 km de route goudronnée en excellente état, bordée d’un beau paysage avec une vue intermittente de l’océan à l’est (environ 2 heures de taxi-brousse en partance de la gare routière d’Ambodisatrana, au sud de la ville). Comme à Sambava, il y pleut souvent.
Paisible, lorsqu’il n’y a pas de cyclone, c’est une petite ville paisible tout occupée au traitement de son produit phare et à la construction artisanale des boutres. Les ateliers de tressage de la vanille méritent un coup d’Å“il ; les artisans forment des figurines en tressant les gousses.
Mais, c’est aussi une ville au plan européen à l’origine, munie de ses rues et écoles portant des noms encore empreints de la colonisation française : Ecole Primaire Publique Rue de Marseille… Les quelques vieilles bâtisses y existant témoignent également de cette époque du passé. Vous pouvez faire une petite ballade sur la belle plage située entre la résidence et le port de batelage. Mais attention, la baignade y est fortement déconseillée en raison de la houle permanente.
A proximité de la ville, vous pouvez vous rendre à pied au parc d’Andranoanala. Mais pour une plus grande randonnée, vous pouvez vous engager jusqu’à la cascade de Bevontsira. A 20 km au nord, sur la route qui mène à Sambava, vous trouverez le lac d’Ampahana. Qui est un paradis pour les chasseurs de sauvagine. Le lac offre toutes sortes de gibiers en abondance. Mais attention, il y a aussi des crocodiles !
Promenade à Vohémar et à ses alentours
Vohémar est situé à 155 km de Sambava. Tout en étant un petit port, il s’agit d’une petite ville-intersection avant l’inénarrable piste pour Ambilobe rejoignant la côte ouest. C’est la pointe septentrionale des anciens royaumes betsimisaraka (18ème et 19ème siècles). Elle est installée au fond d’une jolie baie très verdoyante, protégée par un récif corallien de 16 km. C’est un haut lieu de recherches archéologiques. En effet, une nécropole de 500 tombes et des comptoirs antérieurs au 13ème siècle y ont été découverts en 1941-1942, l’étude des squelettes faisant apparaître le profond métissage des populations.
A 20 km de Vohémar, vous découvrez Malkovo, un petit site de pique-nique et d’observation des crocodiles sacrés. A 50 km de Vohémar en direction d’Ambilobe, vous trouverez le village de Daraina, qui était un ancien village de chercheurs d’or. Les villageois y sont accueillants et en saison sèche, il y a le marché hebdomadaire du mardi avec son ambiance tropicale.
Vous pourrez visiter également la forêt dense et humide de Binara (à 2h de marche de Daraina vers le sud) et la forêt dense et sèche de Bekaraoka (qui se trouve à 3h de marche ou à 1h 30 de 4x4 à partir de Daraina).
Ballade jusqu’Ã Andapa
Partir de la gare routière d’Antanifotsy (au nord de la ville) en longeant une route goudronnée de 109 km, (soit 2 heures de taxi-brousse) avec toile de fonds une vue sur de magnifiques paysages.
A l’arrivée, du haut du relais de TV, vue sur la plaine d’Andapa et ses rizières. Vous pouvez visiter le parc national de Marojejy en admirant le panorama de son sommet, ou partir en trek jusqu’à Maroantsetra à travers la réserve spéciale d’Anjanaharibe Sud (5 ou 6 jours de marche dans l’une des dernières forêts vierges de l’île).
Dans le parc de Marojejy (61 130 ha), vous ne manquerez pas de découvrir, en matière de faune, quantité d’espèces d’oiseaux (il en existe 115, dont le siketribe ou eurycère de Prévost, l’emblème du parc), d’espèces d’amphibiens, dont la minuscule grenouille appelée Mantela, d’espèces de reptiles ainsi que de lémuriens, dont le prophitèque soyeux à diadème, endémique au parc. En matière de flore, vous pouvez y admirer les palmiers (avec sa trentaine d’espèces et dont 6 sont endémiques), les orchidées avec ses 112 espèces, les ravenalas et les bambous, outre les fougères. La meilleure période de visite s’étend de mai à juin et de septembre à novembre.
Escapade à Ambilobe
Ambilobe, une bourgade située sur la route du nord, est un passage forcé de la piste débouchant de la région SAVA, menant soit vers Antsiranana (direction nord) soit vers Majunga ou Antananarivo (direction sud). C’est une entreprise à éviter que d’emprunter la piste depuis et pour Ambilobe en saison de pluie, sinon bon courage pour les aventuriers. En effet, c’est une piste infernale, totalement défoncée, même si les paysages sont parfois très beaux. C’est au long de cette piste que vous verrez Malkovo, le site d’observation de crocodiles ; ainsi que le village de chercheurs d’or de Daraina. Quand il pleut, comptez au minimum 10 heures à plusieurs jours!
Aventures jusqu’Ã Maroantsetra et autour de la baie d’Antongil
Pour joindre la localité de Maroantsetra, vous avez le choix entre faire le trajet en bateau ou partir pour un trekking depuis Antalaha. Le trekking depuis Antalaha jusqu’à Maroantsetra dure de 3 à 4 jours. Et le tour du circuit dans la presqu’île du Cap Masoala dure 10 à 12 jours. Nombreux sont les endroits que vous pouvez visiter autour de Maroantsetra et la baie d’Antongil.
Maroantsetra
Petite agglomération entourée de verdure, face à la baie d’Antongil, c’est le bout de la piste qui vient de Tamatave. Aucune route ne la relia à Antalaha. Il existe seulement des sentiers que l’on peut emprunter à pied ou en VTT. A Maroantsetra, vous pouvez visiter les ateliers de construction navale, les ateliers de tressage de la vanille. Vous pourrez également faire un saut dans quelques villages de vannières, comme Marogisa ou Ambodifaho. Il y a aussi la chute de Vodiriana (au sud) et le lac de Mahevarano (à l’est) qui constituent des sites d’excursions intéressantes. Mais il nous reste à préciser que recevant 3 500 mm de pluie par an, Maroantsetra est la ville la plus pluvieuse de l’île. Alors, il vaut mieux que vous vous équipiez en conséquence.
Nosy Mangabe
C’est une petite île se trouvant à 5 km au sud de la ville de Maroantsetra abrite une réserve spéciale de 520 ha. Vous pouvez l’atteindre en 25 min de bateau. Elle est densément recouverte de forêt secondaire. Vous pouvez y observer cinq espèces de lémuriens dont l’étonnant lémurien aye-aye, des caméléons, des serpents (qui seraient endémiques à l’île), ainsi que des chauves-souris roussettes. Vous pouvez aussi y effectuer des études sur les insectes.
Cette île était le refuge de nombreux Hollandais pendant le 17ème siècle, ayant été en fait une escale sur la route de leurs colonies (Afrique du Sud, Indonésie, île Maurice) et servait à approvisionner les bateaux en nourriture ou en esclaves. Au siècle suivant, les Français prirent le relais et en firent à leur tour un comptoir commercial.
Le parc national Masoala et la baie d’Antongil.
La baie d’Antongil est la plus grande baie du pays et qui abrite également l’un des plus importantes colonies de baleines à bosse au monde.
C’est sur la presqu’île que se concentre la forêt la plus dense de Madagascar qui constitue le parc national de Masoala. Il s’agit du plus grand parc national de Madagascar avec ses 230 000 ha. Il est encore peu connu en raison des difficultés d’accès. Vous pouvez y contempler de superbes récifs coralliens, des mangroves, des forêts pluviales. C’est la jungle avec ses arbres immenses, son couvert végétal unique, ses bandes de lémuriens, de mammifères, d’oiseaux, de papillons, d’amphibiens et de reptiles… On suppose que la moitié des espèces de plantes de Madagascar sont endémiques aux forêts qui entourent la baie d’Antongil. Il y a même des espèces qui n’ont pas été découvertes ou analysées.
L’île Sainte Marie
Elle est accessible par avion ou par bateau. Située à 7 km au large de la côte nord-est de Madagascar, l’île Sainte-Marie ou «Nosy Boraha» en malgache, baigne tranquillement dans l’eau turquoise d’un paisible lagon. Ile authentique avec ses belles plages désertes ou à la limite, occupées par des petits villages de pêcheurs au mode de vie traditionnel, elle s’étend, du nord au sud, sur 60 km de long et sur 5 km au maximum de large, pour une superficie de 160 km2.
L’île constitue un véritable paradis tropical au bout du monde, un oasis de verdure naturelle avec ses forêts primitives, ses espèces florales endémiques, ses cascades, ses fonds sous-marins et qui est encore préservée du tourisme de masse. Ses eaux constituent le berceau des baleines à bosse.
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- La vanille, son traitement et son tressage
- Les longues plages aux cocotiers
- L’ambiance du bord de la mer en week-end
- Les taxis collectifs en va-et-vient le long de la ville
- Le retour des pêcheurs vendant leurs produits
- La vue panoramique du lever du soleil
- La nature luxuriante de l’est
- L’ambiance à l’aéroport au passage d’un avion
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