En pousse-pousse, charrettes à zébus, pirogues et autres
Plusieurs villes possèdent toujours leur parc de
pousse-pousse
dont Antsirabe, Mahajanga, Tamatave, Tuléar, …
Pour Antsirabe, la seule ville à l’intérieur de l’île, qu’on appelle aussi la ville des pousse-pousse, ces moyens de locomotion qui dateraient de l’arrivée des Chinois à Madagascar, venus pour la construction de la ligne de chemin de fer au début du vingtième siècle. On recense dans cette ville plus de 4 000 tireurs dont le plus jeune a 15 ans, le plus vieux 82 ans qui sont partout : massés aux gares de taxi-be, immobiles à l’entrée des hôtels, endormis devant la sortie des écoles, alanguis devant l’hôpital, discutant autour du petit et du grand marché, trottinant, rigolards, derrière des vazahas excédés, stationnés sous les jacarandas avenue de l’Indépendance, arrêtés à quelque carrefour stratégique…
Environ 2% seulement de ces tireurs possède son propre véhicule. Les pousse appartiennenten grande majorité à des propriétaires - environ une cinquantaine - qui peuventen posséder jusqu’à 200 pour le plus gros propriétaire d’Antsirabe. Les tireurs leur louent une pousse à la journée. Il est difficile de savoir à combien s’élève une location, car elle dépend de la beauté et de l’état du pousse et pourrait atteindre de 1 500 ariary à 3 000 ariary pour la course,ou jusqu’à 15 000 ariary et même plus pour une location d’une journée.
Dans les autres villes côtières, la course coûte un peu plus cher.
charrettes à zébus
restent un moyen de transport dans les régions reculées comme Maintirano, Besalampy dans la région de Melaky et dans d’autres régions comme le Menabe, ou tout simplement dans le milieu rural. Ce sont de lourdes charrettes tirées par des zébus et dotées de lourdes roues en bois, comme sur les gravures du Moyen-âge en Europe. Lentes et inconfortables, ce sont plutôt les bagages qu’on met dans la charrette et on suit à pied, mais cela va de soi. Il n’y a pas de barème, c’est à marchander.
Les trajets en
pirogue
et en bateau sont populaires le long du Canal de Pangalanes (à l’Est), sur la Tsiribihina (à l’Ouest), et sur des sites naturels et culturels comme Lakaro à Fort-Dauphin, ou la rencontre des baleines au départ de l’île de Sainte-Marie. Et d’un autre côté, les pirogues constituent le moyen de locomotion entre les villages côtiers et on peut négocier la location d’une pirogue pour la journée.
L’
auto-stop
est payant à Madagascar. Si un conducteur de camion prend un passager, malgré qu’il est interdit d’en prendre, c’est qu’il va réclamer l’équivalent du prix du trajet en taxi-brousse.
