Descente de la TSIRIBIHINA et de la MANAMBOLO
LA DESCENTE D’UNE FLEUVE
A l’ouest du pays dans le Menabe, deux fleuves parallèles vous invitent à découvrir la richesse de la faune et la flore de leurs rives en deux à quatre jours de descente.
LAÂ MANAMBOLO :
Le départ se fait de ANKAVANDRA, petite bourgade difficile d’accès : Au départ de Tana, après avoir emprunté la RN18 jusqu’à TSITOANOMANIDY , il faut réussir à trouver le petit avion qui fait le saut de puce jusqu’à la piste en terre, autour de laquelle vous trouverez deux petits hôtels rudimentaires pour vous accueillir si vous souhaitez faire étape.
De là des piroguiers vous proposerons leur service pour vous faire descendre le fleuve jusqu’à l’embouchure en trois ou quatre jours, ( mais vous en facturerons 7 ,car il faut après qu’ils remontent les pirogues par la même route jusqu’au point de départ).
Il convient bien sur d’être prudent sur le choix du piroguier et s’assurer d’un minimum de sécurité.
A l’arrivée Il est parfois difficile de trouver les moyens terrestres de rallier Morondave.
La solution de facilité est de réserver directement cette excursion , transports compris, auprès d’un organisateur spécialisé.(LIEN RESA).
La meilleure saison pour entreprendre ce périple est d’avril à octobre ,période sèche ou la température oscille entre 20 et 32 °.
Prenant sa source sur les Hautes-Terres, la rivière Manambolo dévale en cascade les pentes abruptes du Bongolava pour prendre un cours plus paisible dans les plaines du Menabe.
La rivière n'a ni rapides, ni obstacles avec du sable tout le long de la descente, un petit courant et une profondeur moyenne de 50 cm à 1 mètres d'eau en saison sèche (mai jusqu’en début novembre).
Le lit de la rivière laisse apparaître durant cette saison de larges berges de sable où se forment parfois de petits étangs peuplés par une diversité d’oiseaux tels que les canards à bosse, les pluviers, les grandes aigrettes, les hérons, les pygargues, les sarcelles... Par endroit la végétation accompagne le cours d’eau pour y donner un peu de fraîcheur, domaine privilégié des martins-pêcheurs.
Des villages parsemés tout au long de la rivière animent la vie du fleuve, avec les cris et les chants des enfants. La pêche, l’élevage et la culture constituent les principales activités de ces populations.
Au sud d’Ankavandra, le lac d’Ambala, formé par l’ancien lit de la rivière, a vu se développer par son isolement, un véritable sanctuaire de crocodiles. Ces derniers semblent respecter la vie des villageois , car, malgré toutes les habitations le long de la rivière, il n'y a jamais eu d'accidents à leur imputer.
La descente se fait en principe en 4 jours à partir d’Ankavandra à travers un paysage parfois lunaire mais d’où la vie n’est jamais totalement absente.
Exemple d’itinéraire :
Jour 1 : Début de la descente
Départ de Ankavandra , le village dont sont originaires tous les piroguiers et cuisiniers , qui peuvent organiser votre périple.
Après le fameux « fomba » (rituel) au bord de l’eau pour demander la bénédiction des esprits du fleuve, le convoi de canoës s’étire, se laissant guider par le courant ,et on traverse un paysage lunaire de collines déchiquetées et dénudées par l’érosion. En fin de journée, bivouac sur les berges du fleuve.
Jour 2 : Le cours de la rivière se perd dans son lit de sable et oblige à suivre les piroguiers qui indiquent le chenal à suivre. Se resserrant parfois entre deux collines, la rivière longe de petites falaises d’où jaillissent des sources d’eau claire. Toute la vie du fleuve se déroule sous les yeux au rythme languissant de la nature et du courant qui vous emporte. Nuit en bivouac aux abords de la rivière.
Jour 3 : Le paysage se transforme à l’approche du massif du Bemaraha. On entre dans les contreforts de la montagne. Les habitations disparaissent petit à petit .Les rives laissent apparaître des murs de sable creusés par les crus de la rivière et on plante les tentes dans les gorges du fleuve. Nuit en bivouac.
Jour 4 : Arrivée à Bekopaka
Le matin, l’avancée se fait dans le silence impressionnant des gorges. Ce long défilé de falaises aux parois verticales creusées par la rivière, isole du reste du monde. En milieu de journée, on sort des gorges pour rejoindre Bekopaka. Installation au campement, pour la dernière nuit.
Le lendemain, à l’issue de cette descente il est possible de prolonger son séjour au nord en se rendant dans la plus belle partie du parc national des Tsingy de Bemaraha, situé à une vingtaine de Kms en véhicule tout terrain.(Site classé patrimoine mondial par l’UNESCO). .(lien)
Sinon on peut regagner directement BELO SUR TSIRIBIHINA, Puis MORONDAVE, ( en taxi brousse).
LA TSIRIBIHINA :
Le départ se fait à coté de MIANDRIVAZO que l’on peut atteindre soit par la route au départ de Tana en passant par ANTSIRABE ,capitale de la très fertile région du Vakinankaratra, ou directement en avion ( Une liaison par semaine quand elle existe..).Sur place possibilité rudimentaire de se loger.
Deux manières de descendre le fleuve : En pirogue (c’est un peu l’aventure), ou en chaland aménagé avec équipage (Solution de facilité et de sécurité).
La descente en pirogue n’intéressera que ceux qui sauront se satisfaire d’un confort minimum . Ils devront posséder leur propre matériel de camping pour dormir sur les berges.
Ils trouveront des offres de piroguiers sur place . Attention à bien les choisir, et ne pas hésiter à se renseigner sur leurs compétences.
Une fois choisis Il faudra en plus se rendre avec eux à la mairie pour déclarer son déplacement aux fins de sécurité.(obligatoire).
La descente en chaland , organisée par des professionnels,est bien plus confortable, et totalement sécurisée.
Il est possible de réserver sa place à l’avance pour une descente de trois jours et deux nuits avec toutes les prestations incluses.(hebergement, nourriture). (lienrésa)
Ces chalands sont d’anciens bateaux de charge s qui servait autrefois à l’acheminement des récoltes de tabac.
Ils sont comparables à des sortes de péniches de 10 à 15 mètres suivant les embarcations.
Leur aménagement comporte à  l'arrière un poste de pilotage et une cuisine, à l'avant sur le pont inférieur ombragé par un taud, 2 banquettes parallèles avec coussin et table pour le repas .Sur le toit le pont supérieur est aménagé en solarium et bénéficie d’une vue panoramique. L'équipage est composé le plus souvent de 4 personnes : un skipper, un aide skipper, une cuisinière et un guide - accompagnateur. Ces équipages expérimentés, connaissent parfaitement les passages, et les endroits les plus intéressants pour la faune et la flore.
La Descente de la TsiribIhina s'étale sur 150 Kms et se répartit sur 3 jours avec 2 nuits en bivouac. Cette croisière fluviale permet de découvrir une faune et une flore très riche. La majestueuse Tsiribihina emmène également au cœur des immensités de l’Ouest.
Les guides savent quel petit affluent prendre pour rejoindre telle cascade aux eaux cristallines. Il ne faut pas se priver de s’arrêter pour se dégourdir dans une nature préservée, et aussi pour saluer des villages hors du monde où la vie s’écoule paisiblement à l’ombre des kapokiers et des manguiers.
De par sa variété, on peut comparer la Tsiribihina à une réunion de plusieurs parcs naturels : En effet d'un décor très sec et sans végétation, on passe à la forêt dense, avec des gorges, des falaises, et d’ immenses bancs de sable avant d’apercevoir les premiers baobabs qui annoncent l'arrivée sur Morondava.
Au menu de la faune, on trouvera des lémuriens, des tortues d'eau, des caméléons, des crocodiles, des hérons, des sarcelles, des canards à bosse, des pintades ,des martins-pêcheurs.
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Exemple d’itinéraire :
Jour 1 : Départ de l’embarcadère de Masekapy à 2h de Miandrivazo pour 72 kms de descente…..
Début de la descente vers 10h du matin et dès l’après-midi, entrée dans les gorges avec observation des premiers lémuriens. Arrêt vers 16h et mise en place du bivouac sur un grand banc de sable qui borde la forêt.
2e Jour : Départ vers 9h00, en milieu de matinée, débarquement du chaland pour rejoindre une magnifique cascade et pour les « courageux », une marche de 30 minutes les amènera à une superbe piscine naturelle. Baignade sous la cascade lors de la descente. Départ avant midi pour traverser de grandes falaises jusqu’au village de Berevo. Arrivée au bivouac vers 16 heures, toujours sur un banc de sable. Un village se trouvant à proximité,on pourra le rejoindre en soirée, et une fête avec chants et cabosses sera organisée en l’honneur des hôtes.
3e Jour : Départ matinal .Continuation de la descente. On aperçoit les premiers baobabs et arrivée vers 11h à Tsimafana (rive gauche) juste avant Belo sur Tsiribihina, qui marque en principe la fin de la descente.
De là deux solutions : Rejoindre directement MORONDAVA, en débarquant sur la rive gauche ou prolonger son séjour en débarquant sur la rive droite pour rejoindre BELO SUR TSIRIBIHINA ,haut lieu de la cérémonie du Fitampoha, situé à seulement à 20 Kms des spectaculaires Tsingy de Bemarha.( lien)

