Au départ de Tuléar
Le peuple VEZO :
Les Vezo sont une ethnie de marins et de pécheurs qui vivent au sud de Madagascar sur la cote ouest, sur un territoire de 750 kms de cotes allant de Morondava au nord jusqu’au Cap Sainte-Marie et Androka au sud..
Pour le transport des marchandises les VEZO utilisent encore des boutres à voile. C’est sans doute l'un des derniers endroits de la planète ou des navires de commerce naviguent encore sans moteurs, parce que le niveau de vie est bas et que le carburant est inaccessible financièrement.
Il existe encore une cinquantaine de ces majestueuses goélettes qui pratiquent toujours la navigation côtière.
Pour la pèche aussi les Vezo ne naviguent qu'a la voile, sur de petites pirogues a balancier taillées dans les arbres à Balsa.
Ces pirogues avec leur voile carré restent la marque matérielle la plus visible de l'identité Vezo , et ce depuis la nuit des temps.. Sa fabrication comme sa manœuvre demandent un vrai savoir-faire, transmis de génération en génération, comme ses proportions qui la maintiennent élégante et racée sur l'eau.
Il s'agit d'une pirogue à œuvres vives monoxyle (la coque est complétée le plus souvent par des pièces ajustées à franc-bord, afin d'obtenir une hauteur suffisante), à balancier/flotteur unique toujours à droite, gréée d'un mât, d'un mât livarde ou pseudo-bôme, d'une voile carrée arisable en triangle en fonction de l'allure.
Elle est utilisée pour la pêche et pour le transport des personnes et des marchandises, dans ce long chenal protégé que constitue le lagon côtier mais aussi parfois en-dehors, pour passer les estuaires ou accéder aux lieux de pêche éloignés.
Du fait de leur enclavement géographique et de l’absence de voies de communication , les Vezo vivent en autosubsistance, comme vivaient leurs ancêtres.
Mais aujourd'hui leur mode vie traditionnel est menacé : les Vezo doivent en effet faire face à une forte démographie que ne suit pas leurs revenus tirés de leurs activités traditionnelles, surtout que la pêche industrielle internationale qui se pratique dans le canal de Mozambique, a tendance à diminuer fortement leurs ressources halieutiques.
Le site idéal de croisière s’étend de Tuléar jusqu’à  Morombe, en navigant entre la mi-marée et la marée haute à l’intérieur de la barrière récifale. L’eau y est calme et le vent plus ou moins régulier. (Il se lève généralement en journée).
Il n’existe pas d’offre structurée de bateaux de croisières le long de cette cote, et la seule solution est soit de louer les services d’un piroguier, soit de s’inviter à bord d’un boutre de transport de marchandise.
Des arrangements ponctuels peuvent parfois être négociés avec des bateaux motorisés, tels ceux qui organisent des plongées sous marines.
Deux itinéraires cumulables sont possibles : Naviguer de Tuléar à Andavadoaka en bateau traditionnel, ou de Andavaoka à Morombe en bateau sécurisé, après avoir emprunté la piste au départ de Tuléar.
